Violence ou violence ? Telle est la question.

Griveaux se plaint d'une "violence" en parlant de cette vidéo qui l'implique (totalement introuvable à cette heure) et d'autres de LREM hurlent avec les loups contre la violence des mots.
Ils dénient tous cette faille de l'humanité où se montre précisément ceci : la violence n'appartient pas aux seules vues de l'esprit ; notre humanité ne saurait se départir du corps, ordre auquel nous rappelle Piotr Pavlenski, artiste justement réputé pour rappeler aux pouvoirs par son œuvre engagée cette autre violence ni symbolique ni d'image, mais faite d'atteintes au CORPS, telles celles que montre ce site ci-dessous.

Depuis que LREM tout entière dénie les violences physiques qu'elle inflige au peuple, il fallait bien rappeler cette division des hommes : il y a ceux qui parlent et distribuent la violence symbolique - on les prétend "élites", et il y a ceux qu'on ne doit pas entendre - dénommés "gueux".

C'est bien sûr totalement anti démocratique, anti républicain, et cela va contre le sens de l'histoire de l'humanité et de son progrès.

C'est pourtant ce que nous impose LREM, mais c'est sans compter que le progrès est un pas franchi qui se garde. Si ce jour l'artiste monte à la défense du corps en le montrant nu, il le fait précisément à la mesure exacte de ce qu'est "être humain" : sexué, parlant, mortel.
Donc sensible, et susceptible de jouissance comme de souffrance.

Que Macron en tire leçon, celle qu'on tire de ce que jadis on nommait "faire ses humanités". De leur violence symbolique découle toute violence physique, parce que tout homme ne saurait se départir ni de la parole, ni du corps.
Il n'est donc qu'une seule violence - si multiples en soient les causes -, et elle a un double effet : elle violente l'être psychiquement et/ou physiquement.
La civilisation consiste à la réduire pour atteindre le "consentement" et le "compromis", ce que ne montre ni ne fait ce pouvoir qui, comme tout pouvoir, est intrinsèquement violent.
Il ne doit pas s'attendre à ce que le peuple se taise, lui auquel les artistes savent maintenant prêter leur langage, si l'on veut bien les entendre.


 

Journet
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