Gilles Bornstein, prototype du journaliste macronniste.

Ce chroniqueur politique, pratiquement le seul, car ayant controuvé la ligne macronniste descendue tout droit d’une Sibylle Veil - c’est dire de Macron -, est absolument odieux avec les « invité(e)s » déviant de la dite ligne, néolibérale.

Ainsi le voit-on dans tous les « formats » de France Info du matin au soir, et même - comble de la diversité - aux fameux « informés » qui ne dispensent aucun savoir pour être recrutés à 90% dans les cénacles et chapelles du pouvoir. En guise d’informé(e)s, ils déballent leurs affects au doigt mouillé et leurs opinions personnelles parfaitement orientées au nord libéral, et c’est pour ça qu’ils sont là.

Le petit jeu sémantique de notre chroniqueur consiste donc le plus souvent en questions interro-négatives assénées d’un index pointé et surligné d’un sourcil froncé. Par exemple, ce matin il sort Le Pen contestant comme elle fait la réforme des retraites, puis demande au communiste invité si ça ne le gène pas de dire la même chose que le R.N.

Seconde question, est-ce que ce camarade soutient les injures de gens soutenus par Mélenchon. 

Voilà donc un type qui est supposé « informer » le public sur une réforme et les diverses opinions qu'elle suscite, et qui réduit cette noble fonction à une espèce de tribunal moral dont il serait le seul juge, oubliant qu’il est aussi parti, et même de parti pris comme on peut l’observer chaque jour, chaque heure qu’il paraît dans l’écran.

Eh bien on se demande ce que les journalistes, la presse, s’il y en a restés libres dans la profession, attendent pour dénoncer ce degré zéro d’une O.R.T.F. jupitérienne en diable.

Et parlant de diablerie, on se demande si ce bonhomme ne fait pas le jeu d’une Le Pen justement, par le rabaissement de la pensée, de la réflexion et des idées à son niveau le plus bas d’un populisme annulant toute possibilité critique à l’endroit du pouvoir et de ces « réformes » qui sont un ravage objectif, systématique, cruel et morbide de tout le tissu social et humain de la France.

Voilà à quoi est réduit le "service public" : irréfutablement à une agence de propagande.
On a pourtant et heureusement entendu la réponse aux vœux que n’a pu exprimer la Direction devant le personnel de Radio France, dont le chant a porté bien au-delà d’une contestation : quand la France chante, faute de pouvoir parler et être entendue dans son entier, c’est entière qu’elle donne de la voix, et le souffle risque de faire rapidement le ménage.

A bon entendeur, salut. 

Journet
dépt.91
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